La psychanalyse: une religion dangereuse

La création de cette page part du constat que la psychanalyse, aujourd'hui tombée dans l'oubli dans le monde entier ou presque, continue pourtant à jouir d'une réputation indue en France, où elle reste dominante dans les facultés de psychologie et de lettres (elle a heureusement largement disparu des facultés de médecine), dans les médias, chez les psychologues, et même chez beaucoup de cliniciens, à tel point que les patients souffrant de troubles psychiatriques sont encore généralement «soignés» (ou plutôt enfoncés) à coup de méthodes basées sur la psychanalyse.

Des personnes bien plus qualifiées que moi ont déjà dénoncé cet état de fait: par exemple «Le livre noir de la psychanalyse» (un ouvrage collectif signé par 40 auteurs et publié en 2005). Dans un autre genre, «Le crépuscule d'une idole – L'affabulation freudienne» (un essai de Michel Onfray publié en 2010), démontait les mensonges autour du prophète de la psychanalyse, Sigmund Freud. Je ne prétends pas faire mieux, mais au moins je ferai plus court.

On peut également consulter les dossiers «Psychanalyse» et «Le livre noir de la psychanalyse», sur le site web de l'AFIS (association française pour l'information scientifique), qui édite la revue «Science... et pseudo-sciences».

Enfin, dans le domaine de la vulgarisation, la revue «Cerveau & Psycho» donne des informations variées qui rendent compte des progrès scientifique, c'est donc une alternative utile face à la revue «Psychologies» qui est contrôlée par les psychanalystes.

Avertissement: je ne suis ni psychiatre ni rien d'approchant. J'espère que vous trouverez utiles les réflexions contenues dans ce texte, mais n'y cherchez pas des informations pertinentes sur le plan médical, car je n'ai aucune qualification pour vous les donner.

Pourquoi une religion?

La psychanalyse est structurée comme une religion sans dieu, dont Sigmung Freud est le prophète.

Pour devenir psychanalyste, c'est simple: il suffit de suivre une psychanalyse, auprès d'un psychanalyste. Lequel aura fait de même en son temps, et ainsi de suite, jusqu'au premier psychanalyste, Sigmund Freud lui-même, qui a eu une révélation miraculeuse et s'est «auto-psychanalysé», tout en décrétant que c'était irréalisable pour toute autre personne. C'est un système pyramidal, mais contrairement aux escroqueries pyramidales, c'est un système rentable dans lequel l'argent n'est majoritairement pas apporté par est apporté par les nouveaux entrant, mais par les personnes souffrant de troubles psychologiques, ou par la Sécurité Sociale (car les méthodes psychanalytiques sont également pratiquées par des psychiatres et par des psychologues travaillant en institution de soins). L'organisation pyramidale apparaît clairement quand on regarde l'organisation de la psychanalyse française:

Histoire de
          la psychanalyse en France
Le mouvement psychanalytique en France, entre 1926 et 2006.
Extrait de la page Wikipédia Écoles de psychanalyse / Les principales écoles et associations françaises

Ces scissions, motivées par des luttes de pouvoir plutôt que par des divergences réelles, sont habituelles dans les religions. On ne trouverait pas une figure très différente si on représentait l'arbre généalogique des religions chrétiennes (catholiques, orthodoxes, protestants, anglicans, mormons,...) ou des religions musulmanes (sunnites, chiites, alaouites, soufistes, salafistes,...).

Cette relation généalogique se retrouve chez les personnes elles-mêmes: l'un des pontes français de la psychanalyse est Alain Miller, et ceci tient probablement au fait qu'il est le gendre de Jacques Lacan, une des figures historiques de la psychanalyse française et du verbiage stérile. Comme si, chez les psychanalystes, être le gendre d'une personnalité historique était aussi important que, chez les musulmans chiites, être le gendre du prophète (je pense à Ali, cousin et gendre du prophète Mahomet).

Une pseudo-science plus dangereuse que d'autres

Il y a une telle défiance contre les sciences, et plus particulièrement contre la médecine, que des dizaines de pseudo-sciences prolifèrent en France. Plusieurs sont dangereuses, mais la psychanalyse fait partie de celles qui sont particulièrement dangereuses par sa popularité et par ses effets. Comparons en effet:

La psychanalyse, notamment telle qu'elle s'est implantée en France, est beaucoup plus dangereuse, comme nous allons le voir plus loin.

On pourrait également dénoncer les vicissitudes de Sigmund Freud, comme le fait Michel Onfray dans son essai: il était cocaïnomane, il a menti sur la prétendue guérison de ses patients, il a fondé une entreprise commerciale,... C'est intéressant, mais tel n'est pas mon propos: après tout, Newton ou Einstein n'étaient pas non plus faciles à vivre, et s'ils ont pu commettre quelques fautes, ceci ne remet pas en cause la validité de la mécanique newtonienne ou de la relativité. Mais comme la psychanalyse est une religion, la question est plus sensible, puisque les psychanalystes actuels continuent à se référer aveuglément aux écrits du prophète fondateur. D'ailleurs les adeptes de la psychanalyse se montrent intolérants avec ce genre de critiques, comme le sont les adeptes de n'importe quelle secte face aux critiques contre leur gourou. Tandis que Newton et Einstein sont, pour les physiciens, non pas des gourous infaillibles mais de simples et géniaux pionniers.

Les affirmations de la psychanalyse: plaisantes, mais jamais validées

La psychanalyse est née à une époque où la psychiatrie était en pleine évolution et où il y a eu des progrès indéniables. Elle part de postulats qui semblent plutôt humanistes:

À une époque où l'éducation était exagérément stricte dans les classes favorisées et où les «fous» étaient parqués sans espoir de soin, c'était certainement de bons points de départ.

Rapidement, la psychanalyse de Freud et de ses disciples a édicté des règles de plus en plus précises, dont la validité n'a jamais été examinée (sans même parler des actuelles règles de bonne pratique de la recherche médicale: protocole d'étude défini avant l'expérience, tirage au hasard d'un groupe témoin, évaluation en double aveugle, etc...).

Malgré cela, l'ensemble forme une théorie qui, sur le papier est assez plaisante, surtout quand elle semble basée sur des vérités établies tellement elle est martelée quotidiennement dans les médias et dans les universités. Malheureusement, quand on confronte ces belles théories à la réalité et aux vraies personnes, les belles affirmations ne fonctionnent plus.

Voici un petit résumé des règles énoncées par les psychanalystes (je les note en italique car ces affirmations sont contestables), et des répliques que l'on peut leur faire (je les indique en bleu):

Les affirmations qui dénigrent les autres psychothérapies

Parmi les belles théories énoncées par les psychanalystes (belles sur le papier), certaines ont été ajoutées dans le but précis de nuire à leurs concurrents, et donc à la psychiatrie moderne basée sur la recherche scientifique. C'est du dénigrement, tout simplement, et ces affirmations sont particulièrement injustifiables, malgré leur présentation sous une forme humaniste qui fait souvent illusion, notamment dans la presse et dans des cercles militants facilement conspirationnistes. En voici quelques exemples:

Les ravages de la psychanalyse en pratique

La psychanalyse est destructrice car, quelque soit le trouble considéré, les psychanalystes aboutissent peu ou prou aux mêmes conclusions:

Le résultat est inévitable:

L'étrange classification des troubles par les psychanalyses

Comme la psychanalyse est surtout basée sur la théorie de conflits inconscients nés dans l'enfance, elle voit des «névroses» partout. Aujourd'hui, la psychiatrie moderne a totalement abandonné la notion de «névrose», mais les psychanalystes continuent à classer de force toutes sortes de troubles parmi les névroses, comme si c'était une évidence:

Il y a bien quelques cas où même les psychanalystes ont du mal à voir des névroses, malgré leurs efforts. Ils ont donc inventé d'autres notions:

Cette classification est aujourd'hui largement abandonnée, mais certains termes ont étrangement survécu. Par exemple, le trouble border-line (ou «état limite»), correspondant à des personnes que les psychanalystes classaient à la limite entre la névrose et le psychose, est encore connu une dénomination reconnue alors que la névrose elle-même n'est plus reconnue...

Il va sans dire que ce n'est pas en collant des étiquettes «névrosé», «pervers» et «psychotique» sur les gens que l'on arrive à les aider, surtout quand la pertinence de ces étiquettes est aussi douteuse.

Il n'y a rien de choquant à ce que les premières classifications aient été hasardeuses: ceci ne retire rien au mérite des premiers psychiatres qui ont tenté de faire un travail systématique de caractérisation des troubles mentaux. Mais le problème est qu'aujourd'hui encore, en France, des soignants se basent sur des classifications datant de l'époque de Sigmund Freud et qu'ils refusent de tenir compte des progrès de la recherche.

Illustration dans quelques cas concrets

Regardons comment un psychanalyste et un vrai psychiatre pourront réagir face à différentes situations.

Je rappelle que je ne suis ni psychanalyste ni psychiatre, tout ceci est donc très approximatif.

L'autisme

L'autisme n'a été vraiment décrit que bien après l'invention de la psychanalyse, ce sont donc les héritiers de Freud qui en ont tiré les conclusions indiquées ci-dessous.


Psychanalyse
Psychiatrie moderne
Définition
Tendance pathologie à l'isolement, au repli sur soi, jusqu'à empêcher une vie normale
Variantes
Autisme de Kanner: l'enfant ne parle pas et ne parlera jamais, énorme retard mental, on ne peut rien faire
Autisme d'Asperger: mais non, ce n'est pas l'autisme, puisque ces personnes parlent et peuvent être intelligentes
Autisme non-verbal: ces autistes ne développent pas le langage.
Autisme d'Asperger: ces autistes parlent tardivement et conservent des particularités de comportement et une tendance à l'isolement.
En réalité, il semble qu'il s'agisse de formes plus ou moins sévères d'un même trouble (ce sont les troubles du spectre de l'autisme).
Causes
Le manque d'empathie de la mère, qui n'accepte pas la présence de son enfant.
Peut-être une particularité neurologique congénitale. Peut-être des facteurs génétiques et environnementaux, voire comportementaux.
Des charlatans (non psychanalystes) accusent toutes sortes d'autres causes d'être responsables de l'autisme, dont les vaccins, l'action des gouvernements, le gluten, etc...
C'est n'importe quoi mais les psychanalystes n'y sont pour rien!
Traitement
Il faut isoler l'enfant de sa famille, source du problème
(malgré l'échec retentissant et dramatique de cette pratique)
Il faut mettre l'enfant en situation de devoir faire appel aux autres (par exemple, même s'il ne parle pas, lui faire donner l'image d'un gâteau à un adulte s'il veut avoir ce gâteau) et le solliciter plus qu'un enfant normal; les méthodes connues restent insatisfaisantes: souvent lourdes et avec une efficacité réelle mais insuffisante
Médicaments
En pratique, neuroleptiques à forte dose
(en effet, les autistes sont enfermés dans des «centres spécialisés» où ils ne peuvent que souffrir terriblement; les neuroleptiques les calment et abrègent leurs souffrances en même temps que leur espérance de vie)
Aucun médicament spécifique
(mais si l'autisme s'accompagne d'autres troubles, comme la dépression ou la phobie sociale, des médicaments tels que des antidépresseurs peuvent être utilisés)
Pronostic
Désespéré: les enfants autistes sont incurables.
(les psychanalystes ne parlent jamais des adultes autistes, car ils ont été isolés, enfermés et lourdement drogués toute leur vie, ils sont donc mis dans un état tel que plus personne ne s'intéresse à leur sort si leurs parents ne sont plus là)
Très variable:
Certains rattrapent tellement leur retard que leurs particularités deviennent indétectables à l'âge adulte (dans les formes légères comme l'autisme d'Asperger).
D'autres n'arrivent à acquérir le langage que très tardivement, mais c'est déjà un progrès considérable.
Certains restent au stade non-verbal, ce qui limite beaucoup leurs possibilités d'évolution

Vers 2012, la HAS (Haute Autorité de Santé), un organisme public français, a tenté d'expliquer que la psychanalyse ne devait plus être utilisée dans les cas d'autisme, au vu de ses résultats désastreux. Les psychanalystes et leurs relais médiatiques et universitaires ont répliqué avec une campagne terriblement efficace qui a durablement freiné l'amélioration de la prise en charge de l'autisme en France. Et pourtant, en quoi est-ce choquant? Il n'est pas rare que l'on renonce à utiliser un médicament, une technique chirurgicale, ou d'autres actes médicaux, lorsque l'on découvre que les résultats sont décevants ou carrément effrayants.

En 2016, un projet de loi a proposé de supprimer la prise en charge des méthodes basée sur la psychanalyse dans les cas d'autisme: les psychanalystes, très bien organisés et ayant de nombreux relais parmi les journalistes et les politiciens (car les personnes qui ont subi des années de psychanalyse rechignent à admettre que c'est inefficace), ont réussi à repousser ce projet de loi. On peut donc encore, avec l'argent public, utiliser des techniques qui empêchent les autistes de progresser. Mais que penser du rejet de ce projet de loi? On peut être partagé:

D'un côté, c'est choquant que des soignants persistent à utiliser des méthodes dont on sait qu'elles sont mauvaises: on se dit qu'il faudrait vraiment faire quelque chose pour que cela cesse.

D'autre autre côté, heureusement que le pouvoir politique ne décide pas à la place de la recherche et du consensus médical. On n'a pas eu besoin de loi pour que les médecins se mettent à utiliser la lidocaïne (un anesthésiant local très efficace) dans les interventions locales. Après un précédent sur la psychanalyste dans l'autisme, le pouvoir politique ne serait-il pas tenté de continuer et finalement d'empêcher les médecins de faire leur travail?

Grâce à des associations citoyennes très actives et aux exemples étrangers, il semble évident que cet obscurantisme français finira tout de même par céder, la psychanalyse n'étant déjà plus enseignée dans les études de médecine, et plus particulièrement pour l'autisme, domaine où les ravages de la psychanalyse sont connus.

Les troubles anxieux et dépressifs

Cette grande famille de troubles est souvent moins grave que l'autisme mais parfois pénalisante au point de rendre les patients incapables de mener une vie normale. C'est une grande partie de la clientèle des psychanalystes et des psychiatres.


Psychanalyse
Psychiatrie moderne
Définition
Symptôme d'une névrose, dont le détail importe peu
Ensemble des troubles liés à une anxiété pathologique
Variantes
névrose d'angoisse, névrose hystérique, névrose obsessionnelle, névrose phobique,...
phobies simples, phobie sociale, dépression, obsessions, crises de panique, agoraphobie, burn-out,...
Causes
Conflit non résolu au cours de l'enfance
Causes variées: congénitales (sensibilité à l'anxiété), culturelles, professionnelles,...
Traitement
Parler pour remonter jusqu'au conflit inconscient qui provoque la névrose: psychanalyse, analyse des rêves,...

Soignez la «cause» (la névrose), le «symptôme» (le problème qui a motivé la consultation) guérira de lui-même.

Ne soignez pas le «symptôme», le patient irait ensuite encore plus mal
(rien ne justifie cette affirmation)
Les traitements dépendent de la situation, par exemple l'exposition avec inhibition de la réaction dans le cas des troubles obsionnelles, le changement de poste en cas de burn-out, l'exposition progressive en cas de phobie simple...

Plus généralement, thérapies comportementales et cognitives (TCC) avec:
- techniques respiratoires de contrôle des crises anxieuses
- démontage des idées automatiques justifiant l'anxiété
- familiarisation du patient aux symptômes physiques de l'angoisse
Médicaments
En théorie, aucun
(en réalité, comme les patients souffrent du trouble que les psychanalystes appellent «le symptômes», ils se font massivement prescrire des anxiolitiques, des antidépresseurs, des somnifères, et éventuellement des neuroleptiques)
Dépend des cas:
- antidépresseurs utiles pour accélérer la guérison des dépressions et pour faciliter les thérapies d'exposition si le patient n'y arrive pas sans médicament
- bêta-bloquants parfois utilisés ponctuellement dans l'anxiété de performance (trac)
Pronostic
peu importe: 10 ans de psychanalyse, c'est normal, ne soyez pas si pressé
Variable, excellent pour les troubles simples (phobies simples, troubles obsessionnels et compulsifs), bon mais rechutes plus fréquentes dans d'autres cas (dépression).

L'énurésie nocturne (le pipi au lit)

C'est un problème a priori mineur mais dont les psychanalystes arrivent à tirer des conclusions véritablement extravagantes. Voici, juste pour le plaisir:


Psychanalyse
Médecine moderne
Définition
L'enfant (ou l'adolescent) fait pipi au lit, à un âge où il ne devrait pas
Causes
L'enfant fait pipi au lit pour que sa mère s'occupe de lui: parce qu'il refuse de grandir ou parce qu'il lui reproche de ne pas assez s'occuper de lui
(je vous le fais simple et c'est déjà assez ridicule comme cela, mais vous trouverez d'autres explications fumeuses; si vous voulez, lisez les kilomètres de verbiage absurde publiés dans Libres cahiers pour la psychanalyse, «L’énurésie infantile dévoile la passion maternelle et son désir flamboyant de possession», ou par l'École Psychanalytique Languedoc-Roussillon, «Beaucoup de mamans ne savent pas distinguer dans les trémoussements de leur petit garçon ce qui tient à son envie réelle de faire pipi et ce qui tient à l'excitation qu'il éprouve quand il est en état d'érection»)
Raisons physiques: vessie irritée (cystite) ou trop petite, trop grande production d'urine, trop de boisson le soir, sommeil trop profond, contractions de la vessie.
Raisons psychologiques possibles: peur de se lever la nuit, etc...
Traitement
Faire remonter le conflit inconscient qui provoque l'énurésie
Chez l'adolescent, le laisser changer lui-même ses draps, pour le responsabiliser et pour qu'il n'utilise plus ce comportement pour inconsciemment demander à sa mère de s'occuper de lui.

Ne surtout pas utiliser l'avertisseur «pipi-stop», qui traumatiserait l'enfant
(c'est la règle générale: il ne faut surtout utiliser aucune méthode permettant de résoudre rapidement le problème, et moins encore lorsqu'il s'agit de méthodes comportementales)
Rechercher une cause physique ou éventuellement psychologique.
Boire moins le soir et faire pipi avant le coucher.
Ne pas gronder l'enfant, déjà assez embêté comme cela.
L'avertisseur «pipi-stop», en réveillant l'enfant à la première goutte d'urine, l'aide à acquérir les réflexes de la propreté.
Médicaments
A priori, aucun
Rarement
Pronostic
Bon
Bon

Conclusion

Non, vous n'avez pas besoin de la psychanalyse, ni vous ni vos proches. Vous n'avez pas besoin d'écouter les délires des psychanalystes qui tiennent chronique à la radio, à la télé ou dans les magazines.

Si vous avez besoin d'une aide psychologique, faites appel aux techniques dont l'efficacité a été évaluée médicalement. Comme pour n'importe quel soin, utilisez votre bon sens et votre esprit critique: s'il n'y a aucune logique dans ce que l'on vous raconte, s'il y a des discussions interminables sans but précis, si on veut constamment vous ramener vers votre relation avec vos parents, si on s'intéresse plus au contenu de vos rêves qu'aux pensées et aux actions qui occupent vos journées, c'est sans doute que vous êtes tombé sur un adepte de la psychanalyse: vous êtes en train de perdre votre temps et votre argent.

Tous les patients ont droit à une information appropriée, même en psychiatrie: le soignant doit indiquer à son patient le diagnostic qu'il a posé (du moins le diagnostic du trouble principal identifié à un moment donné) et la stratégie thérapeutique qu'il propose, sauf bien sûr dans les situations d'urgence, et en tenant compte que le soignant a certainement un temps limité et qu'il peut renvoyer le patient vers un livre, un site internet, ou une association de patients.

Méfiez-vous si on vous demande un tarif proportionnel à vos revenus: cette règle érigée par les psychanalystes a un objectif financier et non thérapeutique. Mais gardez votre esprit critique même si on vous propose une aide gratuite: les adaptes de la psychanalyse sont également présents dans des associations subventionnées, et dans des structures qui servent surtout de produits d'appel pour recruter de nouveaux clients. Vous devez être informé sur le diagnostic qui a été posé et sur la stratégie de soin, même si vous recevez une aide gratuite.


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